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Les violences faites aux femmes

25 novembre : Journée Internationale contre, les violences faites aux femmes.

La décision prise par l’Organisation des Nations-Unies, le 25 novembre 2019, de créer, en sus de la Journée Internationale de la Femme, une Journée de lutte contre les violences faites aux femmes, a été une décision particulièrement heureuse et bien fondée, un soutien majeur apporté aux femmes du monde entier.

Le thème de la campagne qui l’a suivie a été : 

Orangeons le monde.

La Génération Égalité contre le viol.

L’instauration d’une telle Journée prouve, s’il le fallait, qu’en dépit de la célébration, chaque année, de la Journée Internationale de la Femme, la condition de celle-ci n’en a guère été modifiée pour autant.

Partout dans le monde, y compris au Kurdistan d’Irak, les femmes subissent toutes formes de violences. Chaque jour, des dizaines d’entre elles sont agressées parce qu’elles ont fait le choix d’être libres.

Et ces crimes n’ont souvent rien à voir avec l’honneur, argument dominant dans les sociétés qui usent de la coutume et de la religion pour s’en prendre aux femmes et les violenter.

La situation des femmes n’y est, à mes yeux, guère différente de celle de malfaiteurs avérés que l’on voudrait poursuivre, traquer et combattre à tout prix.

Affirmer que, dans les pays occidentaux, les femmes ont acquis leur liberté est inexact. Certes, elles y sont libres d’étudier, de travailler et de choisir leur mari mais il n’en reste pas moins qu’elles continuent de vivre, sous l’autorité des hommes, dans le cadre d’un système patriarcal ou semi- patriarcal qui, s’il proclame la liberté des femmes, cache mal les violences auxquelles celles-ci sont quotidiennement confrontées.

Il n’est pas une femme qui n’ait été, au moins une fois dans sa vie, victime de violences ou soumise à la violence.

Une Journée Internationale contre les violences faites aux femmes est donc parfaitement justifiée. Toutefois, une telle Journée ne sera jamais d’aucun effet si elle n’est pas accompagnée de la mise en œuvre de politiques audacieuses ayant pour seul objet de lutter contre les violences faites aux femmes et d’assurer l’égalité entre hommes et femmes.

Mais si, à aucun moment, nous ne devons cesser de parler d’égalité, nous devons aussi lutter contre toute velléité d’un retour en arrière et pour l’avènement d’une société qui, en garantissant des droits égaux pour tous, préserverait la sécurité et la dignité de chaque femme.

Le 25 novembre, nous affirmerons haut et fort que toute personne, homme ou femme, est, avant tout, un être humain.

Et nous proclamerons :

Non à la mort.

Oui à la vie.

Bayan Salman

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